UNE “RÈGLE D’OR” DU BUDGET POUR MARINE LE PEN
Marine Le Pen souhaite que la France se dote d’une “règle d’or” budgétaire. Dans une tribune publiée dans L’Opinion, la candidate du RN s’engage si elle est élue à faire voter une mesure qui “imposera” à la France “un déficit systématiquement inférieur au seuil stabilisant de la dette, soit le niveau permettant de diminuer chaque année la dette en proportion du PIB”. “Tant que notre dette n’aura pas atteint 60 % du PIB, la règle d’or imposera que le déficit autorisé soit inférieur à 0,5 point de ce seuil stabilisant”, écrit-elle (nouvelle fenêtre)dans sa tribune.
REPORTAGE
C’était la grande question de ce budget 2027 : le gouvernement allait-il demander un effort aux retraités ? La réponse est oui. Cinq milliards et demi d’efforts pour être exact, notamment par un gel des pensions au-delà de 1.260 euros. TF1 est allé à la rencontre des seniors.
“On n’est pas retraités, on est maltraités” : cinq milliards et demi d’efforts demandés aux seniors pour le budget 2027
Économie
UNE HAUSSE POUR LA SÉCURITÉ
Le projet de budget prévoit une légère hausse des crédits et des effectifs dédiés à la sécurité, avec près de 600 millions d’euros de crédits en plus. “La sécurité des Français” reste “une priorité pour le gouvernement” et le projet de loi de finances 2027 “consacre des investissements supplémentaires à leur protection” dans la continuité “des efforts significatifs réalisés depuis plusieurs années dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur” (Loqmi), est-il écrit dans le document obtenu par l’AFP.
Le budget pour les forces de sécurité intérieure passe donc de 24,8 milliards en 2026 à 25,4 milliards d’euros en 2027, en incluant les crédits versés pour les pensions de retraites.
NOUVELLES COUPES PRÉVUES DANS L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT
Déjà revue à la baisse cette année, l’aide publique au développement (APD) est de nouveau réduite dans le projet de budget. Plus de 1,85 milliard d’euros en moins sont prévus, en prenant en compte les autorisations d’engagement, qui fixent la limite supérieure des dépenses pouvant être engagées, sur plusieurs exercices notamment.
En autorisations d’engagement, l’APD est donc en recul de 43% à 2,47 milliards, ce qui fait dire à Coordination SUD que c’est “la grande sacrifiée” du budget.
20 MILLIARDS D’EUROS DE PRÉLÈVEMENTS, SELON LE MEDEF
Le Medef estime que les prélèvements et taxes touchant les entreprises dans le budget 2027 représentent “près de 20 milliards d’euros”. Dans son communiqué (nouvelle fenêtre), la première organisation patronale dénonce particulièrement “la multiplication des taxes” sur différents secteurs qui figure dans le budget, le gel des allègements de cotisations patronales et l’élargissement de leur assiette de calcul.
Or, pour sortir de la “spirale infernale des déficits”, le syndicat écrit que le pays “a besoin d’entreprises fortes”. “Affaiblir encore les entreprises, c’est affaiblir le pays.”
UN “MAUVAIS BUDGET” POUR LES INSOUMIS
Eric Coquerel dénonce un “mauvais budget”. “On va s’y opposer et si le gouvernement recourt au 49.3, il y aura une motion de censure”, a d’ores et déjà prévenu le député LFI. Lors d’une conférence de presse, l’élu a regretté que la jeunesse soit “le premier poste d’économies du gouvernement”, avec “840 millions d’économies” sur le projet de budget. “C’est la coupe la plus importante sur les collèges et lycées publics.”
UN “TORCHON BUDGÉTAIRE”, DIT LE RN
Le projet de budget est un “torchon budgétaire absolument épouvantable”, a lancé Jean-Philippe Tanguy à notre micro. Selon l’élu du RN, le texte actuel ne présente “aucune baisse de dépense” et prévoit au contraire “entre 14 et 17 milliards de prélèvements obligatoires dont des taxes et des impôts”. “Ils vont même taxer le livret A et l’épargne, c’est consternant”, a-t-il ajouté, en référence à cette proposition du gouvernement d’instaurer un prélèvement exceptionnel sur les avoirs en déshérence, ces fonds délaissés déposés auprès de la Caisse des dépôts.
LA DISCUSSION SUR LE BUDGET “SEMBLE MAL ENGAGÉE”
La “copie initiale du budget” ne comporte pas “les réponses aux questions” portées notamment par le mouvement lycéen, a regretté Laurent Baumel. Au micro de LCI, le député PS d’Indre-et-Loire a estimé que le projet actuel marque une “volonté de faire des économies sur l’ensemble des budgets de service public qui va se traduire par une paupérisation supplémentaires de l’Education nationale”.
Face aux demandes des partis, le gouvernement va-t-il réviser sa copie pour essayer d’avoir un budget qui puisse être adopté ? “C’est pas comme ça que la discussion semble engagée”, a répondu l’élu de gauche.
UNE PONCTION “EXCESSIVE” DU BUDGET DES COLLECTIVITÉS
À l’unisson d’autres associations d’élus locaux, le président de France Urbaine, qui réunit les grandes villes, les agglomérations et les métropoles a jugé “excessive” la contribution de 5,5 milliards d’euros des collectivités à l’effort budgétaire général pour 2027. “Elle ne répond pas à ce que nous voulons, c’est-à-dire une contribution qui soit en concordance avec le poids de la dette que nous représentons”, a estimé Jean-Luc Moudenc lors d’une conférence de presse. Plusieurs associations d’élus ainsi que le Comité des finances locales (CFL) qui les représentent ont déploré mercredi un effort “disproportionné” demandé dans le budget 2027, prévoyant au total 54 milliards d’euros d’efforts.
ATTENTION À “LA JUSTICE FISCALE”
Le ministre des Comptes publics assure que le projet de budget porte “une attention particulière à la justice fiscale”, en refusant une “hausse générale d’impôts”. “En revanche, il est évident que, quand des efforts importants sont demandés, les rentes des plus fortunés doivent être mises à contribution et l’abus d’optimisation fiscale doit être combattu”, a précisé David Amiel lors d’une conférence de presse. “C’est pourquoi nous proposons de cibler certaines situations de rente de grandes entreprises qui ne se justifient pas, à l’image des rentabilités excessives de certaines concessions autoroutières et la réforme de plusieurs niches fiscales.”
LE PS DÉNONCE “UNE PROVOCATION”
Un compromis entre l’exécutif et le Parti socialiste, comme en 2025, semble mal parti. Les députés PS ne voient “aucune main tendue” dans le projet de budget 2027 et dénoncent “une provocation”.
“Dans ce budget, il n’y a aucune main tendue, il n’y a absolument rien qui nous permette d’aller chercher un compromis”, affirme la députée Estelle Mercier, responsable du projet de loi de finances pour le groupe PS, jugeant que “la discussion risque d’être quand même très difficile.” Elle appelle l’exécutif à revoir sa copie, notamment en priorisant “une contribution des plus fortunés et des grandes entreprises”.
3% DE DÉFICIT EN 2029 ? “TRÈS PEU VRAISEMBLABLE”
La trajectoire de retour d’un déficit sous les 3% en 2029, comme l’espère le gouvernement, est “très peu vraisemblable”, estime le Haut Conseil des finances publiques. “Les retards successifs pris dans le redressement des comptes publics compliquent grandement l’atteinte d’un tel objectif et rendent très peu vraisemblable sa concrétisation, sauf évolutions conjoncturelles très favorables”, selon cet organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes.
EFFORT “IMPORTANT” NÉCESSAIRE
Le Haut Conseil des finances publiques appelle à un effort budgétaire “important et soutenu dans la durée” en France pour “reprendre le contrôle” d’une dette publique au coût exponentiel et préserver la “souveraineté financière” du pays.
“La situation très dégradée des finances publiques françaises, avec la conjonction d’un endettement élevé et d’un déficit très creusé, appelle un effort de consolidation important et soutenu dans la durée”, écrit le HCFP dans un avis sur les textes budgétaires pour 2027. Malgré l’effort “significatif” prévu en 2027, il ne permet qu’une réduction limitée du déficit public, attendu à 5% du PIB.
DETTE DE LA FRANCE
La dette publique devrait s’élever à 119,3% du PIB fin 2027, contre 115,7% du PIB fin 2025. Elle devrait encore s’accroître l’an prochain, le gouvernement tablant sur 121,7% du PIB fin 2027, est-il indiqué dans le projet de loi de finances.
QUE CONTIENT LE PROJET DE BUDGET ?
Impôts, taxes, santé… Ce qui attend les Français avec le Budget 2027
FIN DU COMPTE-RENDU
Fin du compte-rendu du Conseil des ministres et de la présentation des grandes lignes du projet de budget 2027.
“PERSONNE NE FERA L’ÉCONOMIE D’UN COMPROMIS”
“On peut discuter de 49.3, mais sur quel budget, sur quel compromis ?”, demande la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. “Personne ne fera l’économie d’un compromis budgétaire dans les semaines à venir. Nous donnerons le temps nécessaire à la discussion de telle manière que chacun puisse défendre ses positions et qu’un compromis puisse se nouer. Nous posons cette copie sur la table et nous sommes ouverts à la discussion. Les Français ne comprendraient pas que les partis refusent un compromis budgétaire pour quelques mois.”
LES MOTS DE MACRON EN CONSEIL DES MINISTRES
Le président de la République Emmanuel Macron “a remercié la mobilisation du gouvernement pour son implication dans la construction de ce budget”, rapporte la porte-parole du gouvernement Maud Bregon.
NICHE FISCALE
“L’avantage fiscal pour la location de meublés non professionnels” va être “réformé”, indique le ministre des Comptes publics David Amiel. Il se “rapprochera du dispositif Jeanbrun”, a-t-il poursuivi, sans plus de détails.
TAXE SUR LES PRODUITS SUCRÉS
“Nous élargissons la taxe sur les produits sucrés aux produits emballés avec des additifs”, confirme la ministre de la Santé Stéphanie Rist. “Le rendement est de l’ordre de 300 millions. Nous devons ouvrir les yeux sur le fait que plus de 80% de nos enfants dépassent la dose maximale de sucre au quotidien, ce qui provoque diabète et maladies cardiovasculaires.”
ÉCONOMIES SUR LES MÉDICAMENTS
Trois milliards d’euros d’économies doivent être réalisés sur les médicaments. Cela passera par “des baisses de prix” mais aussi une “contribution supplémentaire”, précise la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
LES EFFORTS DEMANDÉS AUX RETRAITÉS
“Nous demandons 5,5 milliards d’euros d’effort aux retraités. Cela fait 10% de l’effort alors qu’ils représentent 25% de la population”, indique le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Dans le détail, toutes les retraites “jusqu’à 1.260 euros” seront indexées sur l’inflation, avec un “deuxième seuil à 2.000 euros”. “Nous sommes très ouverts dans le débat”, assure-t-il. “Nous attendons, sur ce levier, 4 milliards d’euros d’économies.”
LE CPF “RECENTRÉ”
“Nous allons recentrer le CPF (compte personnel de formation) sur des formations centrées sur un projet professionnel”, indique le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
LES MINIMAS SOCIAUX INDEXÉS SUR L’INFLATION
Pour les Français les plus démunis, “nous indexons à 100% sur l’inflation le RSA, le minimum vieillesse et l’allocation adultes handicapés”, tout comme “les petites retraites”, martèle le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou.
“FORGER UN COMPROMIS”
“En 2025 et 2026, la gauche républicaine, le bloc central et la droite républicaine ont su donner à la France un budget”, rappelle le ministre des Comptes publics David Amiel. “Nous avons la même Assemblée. Il serait incompréhensible que l’urgence internationale et la liberté offerte par l’élection présidentielle ne permettent pas de forger un compromis.”
“LES RENTES MISES À CONTRIBUTION”
Le gouvernement entend “mettre les rentes à contribution”, confirme le ministre des Comptes publics David Amiel. Il vise notamment les “rentabilités excessives des concessions autoroutières” ou encore “la réforme de certaines niches fiscales”.
UN “EFFORT D’AMPLEUR” POUR “DES PRIORITÉS ABSOLUES”
Le gouvernement propose un “effort d’ampleur” afin de “financer des priorités absolues”. Les crédits de la Défense augmenteront de 6,4 milliards d’euros en 2027. Les moyens des ministères de l’Intérieur et de la Justice augmenteront également. Nous voulons aussi continuer à investir dans l’avenir : l’apprentissage sera sanctuarisé, et les moyens de l’Éducation nationale augmenteront de 1,1 milliard d’euros. Le fonds vert sera porté à un milliard d’euros.”
TOUR DE VIS SUR LES ARRÊTS DE TRAVAIL
“Le coût des arrêts de travail augmente de près d’un milliard d’euros par an”, déplore le ministre des Comptes publics David Amiel. “Pour que le modèle soit soutenable, il ne peut pas supporter une telle explosion. Plus de deux milliards d’euros d’économies sont donc prévus. La fiscalité des arrêts de travail sera rapprochée de la fiscalité du travail.”
UN BUDGET “RÉVERSIBLE”
“Tous les gels sont réversibles”, affirme David Amiel, ministre des Comptes publics. “Le futur gouvernement pourra revenir dessus dès sa première semaine aux affaires. C’est une liberté inédite que nous souhaitons laisser à nos successeurs, quels qu’ils soient.”
“LE GEL EST LA RÈGLE”
“Le gel est la règle et l’augmentation est l’exception”, affirme le ministre des Comptes publics, David Amiel. “Hors Défense, les crédits des ministères sont gelés. Les effectifs seront réduits à -1000 équivalents temps plein. Le gel ne concernera pas les pensions de retraite les plus modestes ni le minimum vieillesse. Mais il concernera aussi les allégements de charge à destination des entreprises.”
DÉFICIT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
“Le déficit de la Sécurité sociale passera de 21,8 milliards en 2026 à 12,7 milliards en 2027”, indique le ministre des Comptes publics, David Amiel. “C’est une quasi-réduction par deux.”
“LA PRÉSIDENTIELLE NE PEUT PAS ÊTRE UN PRÉTEXTE”
“L’élection présidentielle ne peut pas être un prétexte, les six prochains mois ne peuvent pas être six mois de décrochage”, avertit le ministre des Comptes publics, David Amiel. “Nous visons en 2027 un déficit de 5%, en amélioration par rapport à 2025 (5,1%) et 2026 (5,4%). Nous ne pouvons pas nous permettre de repartir dans l’autre sens. La règle du jeu collective pour le débat parlementaire doit être de tenir ces 5%.”
LE BARÈME DE L’IMPÔT INDEXÉ
Le barème de l’impôt sur le revenu, mais aussi le RSA ou l’allocation adultes handicapés, seront indexés sur l’inflation, confirme le ministre de l’Économie Roland Lescure. “Il n’y aura aucune hausse généralisée d’impôts”, promet-il.
“LA SIGNATURE DE LA FRANCE EST SOLIDE”
“La signature de la France est solide”, affirme le ministre de l’Economie Roland Lescure, alors que les taux d’emprunt du pays frôlent les 5%. “Nous avons les banques les plus solides de la zone euro. Nous continuerons le travail de consolidation pour préserver la qualité de la signature de la France.”
“60% DE L’EFFORT SUR LES DÉPENSES”
“L’effort sera partagé mais juste”, assure le ministre de l’Économie Roland Lescure. “60% de l’effort sera sur les dépenses : l’État, les collectivités territoriales et les administrations de Sécurité sociale.”
“UN EFFORT SIGNIFICATIF”
“La construction de notre budget s’appuie sur notre prévision de croissance, à 1%, avec une amélioration progressive du conflit au Moyen-Orient et sur un déficit public à 5%”, déclare le ministre de l’Économie Roland Lescure. “C’est un effort important, essentiel, significatif. Nous reprendrons la marche de la consolidation des finances publiques.”
“UNE COPIE DE DÉPART”
Ce texte “est une copie de départ qui doit permettre discussion à l’Assemblée nationale et au Sénat”, insiste la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. “Nous discuterons avec l’ensemble des parlementaires. Nous abordons les choses avec humilité avec cette volonté de permettre au pays d’avoir un budget, qui pourra être retravaillé après la présidentielle.”
LECORNU PRÉSENTE SES CHOIX
“Nous n’augmenterons pas les impôts”, martèle sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu. “Le barème de l’impôt sur le revenu ne sera pas gelé. Les niches fiscales les plus importantes sont sanctuarisées. Les dépenses de l’État progresseront moins vite que l’inflation. Les dépenses de la Sécurité sociale continueront d’augmenter, notamment pour notre santé et pour faire face au vieillissement de la population. Mais nous en maîtrisons la progression.”
“Nous assumons également des choix ciblés contre la fraude, les rentes et l’optimisation fiscale”, poursuit le chef du gouvernement. “Au total : 54 milliards d’euros d’effort pour ramener le déficit à 4,8%. En y ajoutant le nouvel effort pour notre défense, le déficit sera ramené à 5%. (…) C’est le projet que nous soumettons au Parlement. Il lui appartient désormais de le débattre, de l’amender et de le faire évoluer.”
FIN DU CONSEIL DES MINISTRES
Le Conseil des ministres est terminé. Le gouvernement va présenter les principales lignes du projet de loi de finances 2027 lors de son compte-rendu.
CONSEIL DES MINISTRES
Le Conseil des ministres, durant lequel sont examinés les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2027, est toujours en cours.
GEL DES ALLOCATIONS FAMILIALES
Le gouvernement propose de geler les allocations familiales, selon le projet de loi de finances de la Sécurité sociale. Les laisser au même niveau qu’en 2026 doit permettre d’économiser l’an prochain 500 millions d’euros, espère le gouvernement, qui souhaite également une réduction de 600 millions d’euros des dépenses consacrées à l’allocation de rentrée scolaire.
TAXE SUR LES FOURNISSEURS DE KÉROSÈNE
Une taxe frappant les fournisseurs de kérosène est prévue dans le projet de loi de finances 2027, afin de financer le développement de projets dans les carburants durables (non fossiles) pour l’aviation. Cette “contribution”, qui concernerait les fournisseurs de carburants sur “le territoire métropolitain”, serait calculée “au prorata des volumes de kérosène fossile mis à la consommation”, indique le gouvernement.
FISCALITÉ
Le gouvernement prévoit des recettes en hausse sur la TVA et l’impôt sur le revenu, mais en baisse pour les entreprises en 2027, d’après son projet de budget. Les recettes liées à la TVA seraient en hausse de plus de 7 milliards d’euros par rapport à 2026, celles de l’impôt sur le revenu augmenteraient de 5,7 milliards d’euros, tandis que l’impôt sur les sociétés verrait ses recettes diminuer de 1,8 milliard d’euros.
Au total, les recettes fiscales nettes du budget de l’État atteindraient 375,7 milliards d’euros, en hausse de 18 milliards par rapport à 2026.
HAUTS REVENUS
Le gouvernement espère 600 millions d’euros de recettes en prolongeant la contribution différentielle sur les hauts revenus, selon ses estimations dévoilées dans son projet de loi de finances.
Cette taxe, instaurée en 2025 et reconduite en 2026, assure une imposition minimale de 20% des plus hauts revenus (les personnes seules avec plus de 250.000 euros de revenu fiscal et les couples avec plus de 500.000 euros).
BAISSE DU NOMBRE DE FONCTIONNAIRES
Le nombre de fonctionnaires d’État baissera au total de 1.076 en 2027, selon les prévisions du gouvernement dans son projet de loi de finances.
ÉNERGIES RENOUVELABLES
Le gouvernement veut rendre “plus efficient” le financement des énergies renouvelables en mettant fin aux “rémunérations excessives” des dispositifs de soutien les plus anciens, qualifiées de “rentes”, selon le projet de budget 2027. Il entend “rendre le financement des énergies renouvelables plus efficient en mettant notamment fin aux rémunérations excessives des dispositifs de soutien et aux rentes potentielles héritées des dispositifs historiques”, selon le texte.
“43 MILLIARDS D’EUROS DE REDRESSEMENT”
Le gouvernement entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2027, notamment grâce à “la mise en œuvre de 43 milliards d’euros de mesures de redressement”, indique-t-il dans son projet de loi de finances. À cela s’ajoute “la montée en charge de mesures de redressement prises en 2026” et “antérieurement”, ce qui amène “l’ensemble des efforts” en 2027 à “54 milliards d’euros”, écrit le gouvernement.
BUDGET 2027
Le gouvernement va présenter dans la matinée les principaux contours de son projet de loi de finances pour 2027. Voici ce qui est attendu.
Retraites, santé, impôts… Les principales mesures attendues dans le budget 2027
Politique
BRUNO RETAILLEAU RÉCLAME “UN BUDGET PAR ORDONNANCES”
Bruno Retailleau appelle le gouvernement à faire passer le budget par ordonnances. “Même s’il y a censure, au moins il y aura un budget, le moins mauvais possible”, demande le candidat LR sur BFMTV. “Et le gouvernement pourra toujours expédier les affaires courantes jusqu’à l’élection.”
LE TAUX D’EMPRUNT GRIMPE ENCORE
Le taux d’emprunt à dix ans de la France vient d’atteindre son plus haut niveau depuis 2002. Il s’élève à 4,9%.
avant la présidentielle de 2027
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