- Alors que la campagne présidentielle est bien lancée, les écrits antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart dominent l’actualité politique.
- De son côté, le gouvernement affine un budget 2027 qui s’annonce difficile.
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Élection présidentielle 2027 : la course aux candidatures est lancée
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JORDAN BARDELLA ACCUSÉ D’ANTISÉMITISME : L’AMBASSADE D’ISRAËL PREND LA PAROLE
Dans un communiqué relayé sur X, l’ambassade d’Israël en France a réagi aux accusations d’antisémitisme visant Jordan Bardella et publiées par Mediapart. “Nous suivons de près ce signalement grave de propos antisémites présumés”, indique le texte.
Si elle a tenu à régir, l’ambassade fait toutefois preuve de prudence dans sa communication. “L’antisémitisme est un fléau grave et persistant qui a atteint un niveau inquiétant en France. Il doit être fermement condamné et combattu, quelle qu’en soit l’origine. Face à l’antisémitisme, aucune complaisance ne saurait être acceptable”, peut-on lire. Pour autant, “en l’absence d’éléments permettant d’établir la véracité des accusations, l’ambassade s’abstient à ce stade de toute prise de position”.
SÉCU : LE GOUVERNEMENT VEUT DIVISER “QUASIMENT PAR DEUX” LE DÉFICIT
Dans cette interview à Challenges, Jean-Pierre Farandou indique que le gouvernement veut “diviser quasiment par deux” le déficit de la Sécurité sociale et le ramener à “12 ou 13 milliards” en 2027, contre “22 milliards en 2026”.
Il y a quelques jours, le ministre des Comptes publics, David Amiel, évoquait la perspective d’une réduction “d’un tiers” du déficit.
LE GOUVERNEMENT SOUHAITE ÉCONOMISER 5,5 MILLIARDS D’EUROS SUR LES RETRAITES DANS LE BUDGET 2027
A la veille de la présentation du budget de la Sécurité sociale pour 2027, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou détaille (nouvelle fenêtre) dans Challenges les économies visées sur les retraites. Sans mesure, leur coût augmenterait d’environ 13 milliards d’euros l’an prochain. Le gouvernement veut en économiser 5,5 milliards.
L’essentiel de cette somme viendrait d’une sous-indexation progressive des pensions à partir de 1.260 euros, c’est-à-dire une revalorisation inférieure à l’inflation (4,1 milliards), et de la baisse du plafond de l’abattement fiscal de 10% des retraités (1,4 milliard). “Les discussions parlementaires façonneront le bon équilibre”, assure-t-il. Le ministre évoque aussi la piste d’un “âge d’incitation” au départ à la retraite, avec un système de bonus-malus, qui devrait selon lui être fixé “à 65 ans au minimum” pour équilibrer les régimes.
BLOCUS DES LYCÉES : SÉBASTIEN CHENU (RN) DÉNONCE UNE “INSTRUMENTALISATION PAR LA FRANCE INSOUMISE”
Mardi soir, 338 lycées sur 3.700 étaient encore touchés par des blocus contre le manque de moyens, selon le ministère de l’Education. Sur France Inter, le vice-président du RN Sébastien Chenu a condamné (nouvelle fenêtre) “la violence” des manifestations et leur “instrumentalisation par La France Insoumise”. Il vise le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui aurait selon lui jugé la violence “légitime”. S’il reconnaît des “préoccupations soulignées par les lycéens”, il estime que “les lycées n’ont pas à être bloqués” et prône “le dialogue”. Le principal syndicat lycéen appelle à poursuivre la mobilisation jeudi.
Sébastien Chenu est aussi revenu sur les accusations qui visent Jordan Bardella. Selon lui, soit “c’est une manipulation de Mediapart bien lourdingue, bien crasseuse”, soit “Mediapart s’est fait manipuler”. L’élu affirme que “dans les deux cas, cette perturbation de la campagne électorale aura des suites judiciaires”.
GABRIEL ATTAL FUSTIGE LA RÉFORME DES RETRAITES PROPOSÉE PAR EDOUARD PHILIPPE
Gabriel Attal a critiqué mercredi la réforme des retraites proposée par son concurrent Edouard Philippe, estimant que c’est “la proposition Macron de 2022” et “qu’on n’en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs”. La proposition d’Edouard Philippe, parvenir progressivement à un âge légal de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation, “c’est exactement la proposition qu’a faite Emmanuel Macron en 2022 dans sa campagne présidentielle”, a jugé le candidat Renaissance à la présidentielle sur Europe 1/Cnews.
Son rival d’Horizons a annoncé mardi vouloir “reprendre la réforme de 2023 qui plaçait l’âge légal de départ à 64 ans au lieu des 62 ans et neuf mois aujourd’hui et qui plaçait la durée de cotisation à 43 ans au lieu de 42,5”. “Ensuite, on va poursuivre pour qu’en moins de 10 ans, nous soyons à 65 ans, pour l’âge légal, et 45 annuités”, a-t-il dit.
Mais pour M. Attal, “on n’en est plus à bouger les paramètres ou les curseurs, on n’en est plus à prendre des mesures de soins palliatifs pour permettre à un système de survivre alors que ce système objectivement ne tient plus”. “Ce que je propose, c’est qu’on change de système de retraite (…) Je ne crois pas que l’âge légal de départ permette encore de piloter notre système. Je propose qu’on prenne la durée de cotisation. Vous avez une vraie décote si vous partez tôt, une vraie surcote si vous partez tard”, a-t-il affirmé. “C’est une vraie différence qu’on a avec Edouard Philippe”, a-t-il insisté
BUDGET 2027 : “ON PREND TOUJOURS LES CHOSES PAR LE MAUVAIS BOUT”, ESTIME FRANÇOIS RUFFIN
Interrogé par ICI Picardie (nouvelle fenêtre), François Ruffin, député de la Somme et candidat à la présidentielle, ne votera “a priori” pas le budget, qui prévoit 54 milliards d’euros d’économies. Il reproche à l’Etat de distribuer plus de 200 milliards d’euros de subventions par an aux entreprises sans “faire le tri”, tout en réduisant les services publics. Il propose de “faire payer ceux qui aujourd’hui ont les moyens de payer, les plus riches de notre pays”. Face à la hausse des carburants, il défend une “taxe flottante” et le “contrôle des marges”.
Réagissant aux messages antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart, il estime que le RN “a changé en surface”, mais que “c’est toute une culture politique qui est transmise”. Le président du RN a porté plainte en diffamation. Il est par ailleurs visé par une plainte de l’association Anticor pour des soupçons d’emplois fictifs et de détournement de fonds publics au Parlement européen.
SÉBASTIEN LECORNU RÉAGIT AUX RECORDS DE TAUX D’INTÉRÊT SUR LA DETTE
“Le réel nous rattrape”, a alerté mercredi Sébastien Lecornu sur le réseau social X, après des records de taux d’intérêt sur la dette et avant la présentation du budget, en invitant les forces politiques à ne pas ajouter “de l’instabilité à ces difficultés”.
Mardi “la France a emprunté à près de 4,8% à dix ans, contre 3,5% il y a un an. Il faut remonter à 2008 pour retrouver un tel niveau”, a écrit le Premier ministre. “Les tensions énergétiques poussent les taux à la hausse dans de nombreux pays” et “en France, l’incertitude politique à l’approche de la présidentielle ajoute à cette pression”, développe-t-il. “N’ajoutons pas de l’instabilité à ces difficultés”, poursuit-il, alors que le projet de budget sera présenté jeudi en Conseil des ministres.
BLOCAGES DANS DES LYCÉES : “IL FAUT ARRÊTER”, LANCE LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE
Le ministre de l’Education nationale s’est exprimé ce matin en marge des mobilisations de lycéens, qui ont bloqué des établissements et parfois été à l’origine de dégradations. “Ce qui m’inquiète, c’est la violence”, a réagi Edouard Geffray au micro de RTL (nouvelle fenêtre). “Le droit de manifester, c’est une liberté fondamentale. Les instances démocratiques, elles doivent être respectées. La violence, c’est non.”
Déplorant des “scènes invraisemblables” dans certains établissements, il a souhaité que ces mobilisations prennent fin. “Honnêtement, il faut arrêter”, a-t-il ajouté. Le ministre a mis en avant l’existence “d’instances de dialogue social dans tous les lycées, qu’on appelle les conseils de vie lycéenne, où les lycéens peuvent discuter avec les adultes de l’établissement (…) pour répondre éventuellement à leurs demandes”.
Cette sortie a déplu au président de l’Union syndicale lycéenne, Ryad Rani. Lui aussi interrogé par RTL, il a répondu à Edouard Geffray et estimé que “l’ensemble des instances de dialogue mises en place et administrées par le ministère sont délaissées”.
GABRIEL ATTAL SOUHAITE UN CONSEIL DE DISCIPLINE DÈS L’ÉCOLE PRIMAIRE
Sur CNEWS ce mercredi matin, Gabriel Attal a évoqué (nouvelle fenêtre) la violence observée chez une partie des élèves au sein des établissements scolaires. “Je pense que ça commence très tôt”, a glissé l’ancien Premier ministre et candidat Renaissance à l’élection présidentielle. “Je pense qu’on voit maintenant, et ce sont les enseignants qui me le disent, dès le collège, des élèves qui ont un comportement et une forme de refus de l’autorité, du respect des règles de la République, qui est insupportable.”
“Je porte l’idée que, dès l’école primaire, on ait un rehaussement à la fois de l’apprentissage, mais aussi des sanctions”, a continué Gabriel Attal. “Je vois des enseignants en CM1/CM2 qui me disent qu’on voit parfois des comportements qu’on voyait auparavant à la fin du collège. Il y a un rajeunissement, une banalisation de la violence, qui est liée je pense aussi aux réseaux sociaux et aux écrans, très présents dès le plus jeune âge chez un certain nombre d’enfants. C’est pourquoi je milite aussi pour une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.”
“Par ailleurs, je propose qu’on crée un conseil de discipline à l’école primaire qui n’existe pas aujourd’hui pour solenniser les sanctions”, a ajouté l’ancien Premier ministre. Il souhaite “une échelle nationale des sanctions pour permettre aux enseignants, aux personnels éducatifs, de prononcer plus facilement des sanctions quand des jeunes ne respectent pas les règles”.
MISE EN CAUSE DE JORDAN BARDELLA : “ÇA NE ME SURPREND PAS”, LANCE RAPHAËL GLUCKSMANN
Invité sur RMC/BFM, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann a réagi (nouvelle fenêtre) aux accusations portées par Mediapart contre Jordan Bardella. “Tous ceux qui ont essayé de ripoliner la façade du RN n’ont fait qu’une opération de communication pure”, a lancé le candidat Place publique à l’élection présidentielle. “À la fin, le vernis craque. Quand vous adhérez au parti de Jean-Marie Le Pen, c’est que, profondément, vous pensez ce que Jordan Bardella pensait au moment où il a écrit ces messages.”
“Ça ne me surprend pas. C’est juste un rappel bienvenu. Ce n’est pas un parti comme les autres”, a ajouté Raphaël Glucksmann. “Ce que je veux, c’est une prise de conscience. L’extrême droite restera toujours l’extrême droite”, a-t-il assuré.
Évoquant la volonté d’Edouard Philippe de porter l’âge de départ à la retraite à 65 ans, l’eurodéputé a affiché une opposition claire. “Cette réforme est injuste et inacceptable […] Quand vous avez le dos brisé […], vous devez partir plus tôt”, a-t-il notamment expliqué, prônant un retour à un départ “à l’âge de 62 ans avec un système de décote qui permette la justice”.
Raphaël Glucksmann a enfin évoqué les blocages dans les lycées, observés ces derniers jours. “Il faut que le gouvernement, ayant conscience du caractère explosif de la situation, reçoive les organisations et réponde aux demandes […] Au lieu de se focaliser sur les violences, qu’il s’attaque au fond du problème.”
ACCUSATIONS D’ANTISÉMITISME CONTRE JORDAN BARDELLA : DE NOUVELLES RÉACTIONS
S’exprimant au sujet des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart, Gabriel Attal a évoqué sur CNEWS “des propos graves et choquants”. Il estime indispensable que “Mediapart produise des preuves”.
“Si ces faits sont avérés, c’est extrêmement grave”, insiste pour sa part sur Franceinfo Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale. “Nous ne pouvons pas tolérer, en République, des personnalités qui soient en responsabilité et qui soient antisémites : c’est contraire au pacte républicain.”
En toute fin de journée hier, le ministre israélien chargé de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme a quant à lui pris la défense du président du RN. Jordan Bardella “est l’une des voix les plus claires en Europe contre le Hamas”, a écrit sur X Amichaï Chikli.
“LA SUITE DE NOS RÉVÉLATIONS ARRIVE”, PROMET FABRICE ARFI (MEDIAPART)
Co-responsable du pôle “enquêtes” de Mediapart, Fabrice Arfi est revenu au micro de France Info (nouvelle fenêtre) sur les révélations du site au sujet de Jordan Bardella, et sur les réactions politiques qui ont accompagné leur publication.
“La suite des révélations arrive”, a-t-il assuré, “il y aura une démonstration de ce que nous avons écrit.” Fabrice Arfi réaffirme que le média en ligne est sûr de son fait : “On ne va pas mettre la réputation du journal en jeu sur des informations aussi sensibles, si nous ne sommes pas sûrs à 200%”, poursuit-il.
Face à la riposte musclée du RN et de ses soutiens, le journaliste réagit. “La violence verbale de ce parti, dont l’histoire est aussi marquée par une violence physique, ne nous impressionne pas”, lance-t-il. La manière dont Jordan Bardella a répliqué l’a par ailleurs marqué : “Il y a une partie de moi qui, avec la rédaction, est sidérée de voir que quelqu’un qui veut présider à la destinée de la nation s’adresse ainsi aux journalistes.”
L’INFLATION EN HAUSSE DE 3% SUR UN AN : LA RÉACTION DE SERGE PAPIN
Serge Papin a réagi sur LCI à un chiffre marquant partagé ce matin : celui de la hausse de l’inflation en septembre, de l’ordre de 3% sur un an. A-t-elle été sous-estimée ? Le ministre estime que non, et rappelle que “ce qui tire l’inflation, c’est le carburant. La France est le pays qui a le moins d’inflation en Europe. Si on prend par exemple l’Espagne qui caracole un peu en ce moment, son inflation dépasse 5%”, ajoute-t-il.
UN PANIER DE PRODUITS “SAINS” À PRIX COÛTANT ?
Sur LCI, le ministre Serge Papin a répondu à une question de téléspectateur, lui demandant si le gouvernement comptait plafonner le prix de certains produits de premières nécessité. En charge des PME et du Commerce a écarté l’idée, estimant que “la grande distribution fait aujourd’hui des efforts de marge sur ces produits là”. En revanche, il explique avoir “des discussions avec les distributeurs pour qu’il y ait un panier dit ‘sains’, et qui soit proposé à prix coûtant”. Le ministre assure d’ailleurs que “certains le font déjà.”
LE MINISTRE DU POUVOIR D’ACHAT INVITÉ DE LCI
Ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, Serge Papin est l’invité de LCI ce mercredi. Il réagit à un chiffre partagé par Le Monde, selon lequel les familles françaises ont perdu en moyenne 1200 euros de pouvoir d’achat depuis 2024. “On fait face à une crise géopolitique sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale”, lance le ministre.
“Ça a des conséquences sur l’attentisme des entreprises, sur leur incertitude, donc sur l’investissement, sur l’emploi et sur la rémunération. On vit une instabilité politique”, ajoute-t-il. Face à ça, que fait le gouvernement, l’État ? “Il joue un rôle d’amortisseur.” Le problème principal, poursuit Serge Papin, “c’est les carburants, et des aides sont proposées pour accompagner ceux qui travaillent”.
“Le pouvoir d’achat, c’est l’enjeu des présidentielles”, enchaîne le représentant du gouvernement. “Il faut absolument que les salaires augmentent dans ce pays. Pour que les salaires augmentent, il faut que les entreprises dégagent des marges de manœuvre. L’écart entre salaire brut et salaire net est aujourd’hui trop important, donc il faut qu’on revoie le financement des retraites, de la santé, qui est porté par les charges sociales aujourd’hui. C’est un modèle qui est rendu au bout.”
ROBERT MÉNARD FACE À LA JUSTICE
Le maire de Béziers comparaîtra ce mercredi à Montpellier pour avoir refusé, en 2023, de marier un Algérien sous OQTF. Il dénonce une situation “absurde” et a appelé à la rescousse jusqu’au chef de l’État.
Refus de marier un étranger sous OQTF : jugé aujourd’hui à Montpellier, Robert Ménard risque l’inéligibilité
Police, justice et faits divers
BRUNO RETAILLEAU LIVRE SA VISION DE L’EUROPE DANS UNE INTERVIEW
Dans un entretien au Monde (nouvelle fenêtre), Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, qui a reçu lundi à Toulouse le soutien de la droite européenne, défend une Europe “civilisation” plutôt que fédérale. Il veut placer le droit européen “au-dessus de nos lois, mais en dessous de la Constitution”, tout en se démarquant du RN, dont le projet serait selon lui un “Frexit” juridique.
Il accuse la Cour de justice de l’UE de pratiquer “une sorte de fédéralisme clandestin” et juge l’armée européenne “une chimère”. Il refuse toute hausse de la contribution française au budget de l’UE et maintient son soutien à l’Ukraine. Il rejette enfin une candidature unique de la droite et du centre, “une fausse bonne idée”.
RETRAITES : CHARLES ALLONCLE JUGE LE PROJET D’EDOUARD PHILIPPE TRÈS FLOU
Invité de TF1 ce mercredi matin, le député UDR Charles Alloncle a réagi au projet d’Edouard Philippe pour les retraites. Départ à 65 ans, 45 annuités, “volet capitalisation”… L’élu de l’Hérault n’est pas convaincu : “Dans la proposition d’Edouard Philippe, je n’ai rien compris”, assure-t-il. Selon lui, “on est dans le macronisme le plus pur, où on annonce des choses avec un tel flou qu’on ne sait pas qui entrera dans la réforme, et qui en sortira”.
Charles Alloncle poursuit et note qu’Edouard Philippe explique “qu’un Français sur trois pourra partir entre 60 et 64 ans, donc on propose une réforme des retraites dont on ne sait rien, sur l’âge de départ ou sur la durée de cotisation, sur les critères de départ à 60 ou 64 ans. C’est pas sérieux ! On a l’impression qu’il veut contenter tout le monde.”
LE DÉPUTÉ UDR CHARLES ALLONCLE INVITÉ DE TF1
L’invité politique de Bonjour ! La Matinale TF1 est le député UDR de l’Hérault. Il confie avoir “été en contact avec Jordan Bardella”, et lui apporte son total soutien face aux accusations d’antisémitisme qui le visent.
L’élu se dit “dans un état de sidération, car on se rend compte que l’article de Mediapart ne repose sur rien.” Il s’attaque au média en ligne en le qualifiant “d’officine d’extrême-gauche”.
“Tous ceux qui connaissent intimement Jordan Bardella savent très bien quel est son engagement, notamment auprès d’Israël”, ajoute Charles Alloncle. Le député ajoute que Jordan Bardella a démenti “formellement” les allégations de Mediapart, et qu’il a “demandé à son avocat” d’engager une action en justice pour se défendre.
BLOCAGE DES LYCÉES : LE MINISTRE CONDAMNE FERMEMENT LES VIOLENCES
En marge des blocages dans les lycées, “il y a eu 440 interpellations”, les deux tiers ayant “donné lieu à des gardes à vue”, “essentiellement pour dégradations” ou “violences sur agents dépositaires de l’autorité publique”, a indiqué mardi soir le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur BFMTV.
“Au moins 10 personnels de l’Éducation nationale” ont été blessés, a pour sa part déclaré sur X le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, déplorant “un professeur frappé dans le Nord, un proviseur blessé par un tir de mortier dans les Hauts-de-Seine” ou “un autre menacé de mort en Essonne”.
“Les violences sont inqualifiables (…) Les légitimer ou appeler, dans ce contexte, à étendre les blocages, c’est mettre en danger nos élèves comme les agents publics. C’est irresponsable”, a-t-il écrit.
Blocus des lycées : plus de 400 interpellations mardi, Édouard Geffray déplore des “violences inqualifiables”
Sujets de société
PLAN D’ADAPTATION
Après un été de chaleurs record, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut remet aujourd’hui au Premier ministre un plan pour accélérer l’adaptation au changement climatique, dont les contours financiers sont encore flous.
École, hôpitaux, logement, transports, forêts… Après la succession de canicules et d’incendies ayant frappé la France cet été, Sébastien Lecornu avait chargé Monique Barbut de lui présenter de nouvelles mesures pour “accélérer” la mise en œuvre du troisième plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc-3).
Ce dernier, publié en mars 2025, est destiné à adapter la France à un scénario de réchauffement climatique de 4°C à l’horizon 2100.
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la situation politique en France. Retrouvez les dernières informations.
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“Allongement progressif” à 65 ans et 45 annuités de cotisation : attendu au tournant depuis des années, Édouard Philippe a dévoilé mardi sa réforme des retraites, une étape importante de sa campagne présidentielle, attendue dans un camp sortant fébrile face au RN et à LFI. C’est à deux jours de la présentation des budgets par le gouvernement, sur fond de journée de grève dans la fonction publique, de mouvement dans les lycées et en pleine polémique autour de Jordan Bardella que le candidat Horizons a présenté le contenu de sa réforme, dans une vidéo d’une vingtaine de minutes publiée sur ses réseaux sociaux.
La réforme des retraites est un dossier crucial pour l’ancien Premier ministre, présenté, depuis un entretien accordé à Challenges en 2021, comme l’homme de la “retraite à 67 ans” par ses adversaires. Mais aussi parfois par son concurrent Gabriel Attal, et même par un soutien comme Gérald Darmanin, qui s’y disait “opposé”.
“Pour retrouver l’équilibre de notre système par répartition, je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l’âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent”,
explique Edouard Philippe, qui vante une réforme “responsable pour tous et juste pour chacun”
et nécessaire pour conjurer une crise financière.
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“On va reprendre la réforme de 2023”
d’Élisabeth Borne, suspendue en 2025, et “on va poursuivre pour qu’en moins de 10 ans, nous soyons passés à 65 ans pour l’âge légal de départ, et 45 annuités”
, avec un gain chiffré en année pleine d’environ 30 milliards d’euros, détaille le maire du Havre, qui ne touche pas à l’âge d’annulation de la décote (67 ans). Mais “un Français sur trois pourra partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans”
, assure-t-il, évoquant “ces femmes et ces hommes qui ont commencé à travailler très jeune, ou qui exercent des métiers pénibles, ou dont le corps ne suit plus parce que le travail les a usés”.

